Partenariat Public Privé : la conception doit rester l’élément fondamental garant de la qualité du service
Le projet de loi sur les PPP, qui sera présenté au Sénat en avril prochain par le gouvernement, s’inscrit clairement contre les décisions du Conseil constitutionnel du 26 juin 2003. L’inquiétude est vive au CNOA et partagée par la CAPEB et d’autres organisations professionnelles. Denis Dessus, vice-président du CNOA, détaille les enjeux.
Seules les agences d´architecture de bonne taille sont en mesure d´offrir à la fois qualité de conception,maîtrise des coûts et respect des délais. L´agence “Arquitectonica” de Miami avait fait sensation il y a quelques années par son appel d´offres en lots séparés pour l´Auditorium de Dijon (1993); la récente “Equerre d´Argent” a contrario pose la question des délais de livraison : peut-on attendre six ans une extension d´école du fait d´un artisan-architecte-enseignant alors qu´une agence de 15 personnes en partenariat Ingénierie livre un lycée en douze mois après concours (Ozoir La Ferrière 1988) ?
Il faut savoir ce que l´on veut : ou bien l´on continue à laisser déverser chaque année 1000 DPLG pour permettre à une petite minorité enseignante subventionnée agissante de participer à perte aux concours de la commande publique,y compris les bouffons de La Villette,leur politique de non sélection hilarante aux effets sensibles en agence et leur gabegie financière. Que se passe-t-il en effet en France ? 13000 agences d´architecture sans salarié,13000 avec moins de 10 personnes,600 agences de 10 à 20,100 de 20 à 50 et 11 agences de plus de 50 personnes. Difficile dans ces conditions pour un Ordre National de produire quelque texte qui soit prétendument défensif des intérêts d´une profession. Le couperet du Partenariat-Public-Privé,quant à lui,finira bien,à force d´incompétence,par tomber.
DNXi pour Cyberarchi.com le 10/03/08
