Diversification des métiers de l’ architecture

A l´origine de cette idée,la réforme “Trautmann” de 1997 : “diversification des filières en école d´architecture -généralistes ou spécialisées- favorisant la multiplication des débouchés”. Les administrations suivantes ont gardé l´idée,la transformant seulement en “nouveaux métiers de l´architecture”,concept chargé de redynamiser une filière en déshérence (réforme manquée,aléas politiques,surplus d´étudiants,crise des débouchés,profession anémiée).

Pendant toutes ces années,la gestion des flux d´étudiants n´est pas vraiment assurée. Qui en effet cela intéresse-t-il ? L´Administration administre,le Ministère communique (”Nouveaux Albums de la Jeune Architecture”),les profs enseignent,les chercheurs cherchent et les étudiants étudient,charge à eux de s´inscrire ultérieurement,avec “maestria” si possible,dans le monde d´aujourd´hui,”l´école ne pouvant pas tout”. L´insertion professionnelle des étudiants devient cependant un sujet ultra-sensible et les lenteurs se mobilisent pour lancer en douze ans un début d´enquête sur le devenir des diplomés.

Milieu professionnel influent et milieu enseignant sont imbriqués,les opérations d´architecture publique passant souvent aux mains d´enseignants (Concours d´ Architecture Publique,coûteux revers,pratique incertaine: 100 concours,25 gagnés,75 perdus ). Un architecte-enseignant ne souhaite donc pas une limitation du nombre des étudiants. Un Concours récent montre combien sont liés enseignement et profession; le lauréat: architecte/directeur d´école d´architecture; un membre du jury: autre directeur d´école d´architecture.

Les agences de travail temporaire sont par ailleurs le premier employeur d´architectes en France. L´une d´elles gère plus de 300 salariés par mois pour le compte de 2 000 clients,son fichier d´intérimaires totalise 4 000 noms,son chiffre d´affaires dépasse les 10 millions d´euros.L´équivalent de la production annuelle de diplômés suffit à peine à leur fonctionnement. Le réseau des écoles d´architecture est leur vivier. La promotion des métiers de l´architecture (et le surplus d´étudiants) va donc dans le bon sens.

La profession,quant à elle,a précarisé le salariat dans ses agences depuis de nombreuses années. Utile en effet de remplacer tel ou tel pour tirer sur les délais,complaire au financier,négocier le salaire à la baisse,les écoles jouant leur rôle de producteur de main d´oeuvre qualifiée toujours meilleur marché.

Dnxi pour Cyberarchi.com le 21/03/07

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